Je vais encore m'inspirer de mon bon ami Benjamin, pour une idée d'article. Je n'ai pas grand mérite, mais quand les idées sont simples et bonnes à la fois, que voulez-vous faire, à part s'en inspirer ? J'espère juste qu'il ne m'en tiendra pas rigueur (oh et puis, je lui fait un peu de pub quand même hein !).
Son article vient de me faire subitement prendre conscience qu'une décennie s'achevait. "Putain, 10 ans..." comme dirait l'autre. (Précision : j'ai débuté l'article il y'a un moment, mais les ravages de la procrastination me poussent à la finir seulement maintenant...). C'est peu et tellement à la fois. Si je pense à l'an 2020 cela me parait une éternité avant de l'atteindre, mais j'aurai à peine le temps de me retourner sur ces années 2000-2010 que nous y serons déjà, en 2020 (avec les 3 gosses, le Scénic, et le chien...). Donc autant prendre quelques minutes pour jeter un œil par dessus son épaule, et effectuer un retour sur ces 10 ans a travers le regard de celle qui est un peu notre compagnon fidèle, toujours là quand il le faut : la musique.
Autant vous prévenir, je n'ai pas la capacité d'analyse ni le regard critique de Benjamin, et il sera pour moi question de porter un regard nostalgique sur cette période, avant d'être un exercice de critique musical (ce dont je n'ai absolument la prétention ni la capacité de toute façon!).
No Line on the Horizon - U2 (2009)
Of course U2 est dans mon best of, ça ne vous surprend pas... Encore que, les 3 albums des paddies paru au cours de cette période sont les plus pauvres artistiquement parlant de leur carrière. J'ai un regard bienveillant sur All that you can't leave behind (2000), là encore à cause de la nostalgie qu'il m'inspire, mais il ne vole pas bien haut... Et que dire de How to dismantle an atomic bomb (2004), vulgaire compilation d'une période artistique bien pauvre, tout comme la tournée qui a suivi (avec une scène qui donnait l'impression d'avoir été crée à la va-vite, entre le dessert et le café sur un derrière de ticket resto... moins valable pour la scène "indoor" cependant).
Alors pourquoi NLOTH dans un top 10 de la décennie, si l'on part de ce principe ? Car déjà l'album sonne nettement mieux à mes oreilles, (sans atteindre les sommets de 90's) mais surtout pour la tournée qui a suivi, et toutes les rencontres qu'elle m'a permis de faire. Enormément de souvenirs resteront attachés à ce (vulgairement nommé) 360 Tour, à Paris, à Amsterdam, à Séville, mais aussi les heures de délire à préparer ou revivre les voyages sur les forums... Bref, indéniablement cet album à, indirectement certes (oui, pas d'album, pas de tournée...), compté pour moi dans cette décennie. Donc va pour une 10ème place.
The Art of Losing - American Hi-Fi (2003)
Its over we’re over
Just like in crimson and clover
Were sinking and I’m thinking
How the hell did we get so stupid
It’s the end ex girlfriend
I don’t care what you think of me now
So long your gone
This is the break up song
Just like in crimson and clover
Were sinking and I’m thinking
How the hell did we get so stupid
It’s the end ex girlfriend
I don’t care what you think of me now
So long your gone
This is the break up song
Chantez ces paroles sur une rythmique punk-rock, les deux doigts façon "cornes de satan", tout en ayant 16-17 ans, époque fin de lycée... Les filles vous font ch..., c'est la périodes râteaux, des espoirs déçus, des amours sans lendemain... Ok, ça ne vole pas bien haut, mais honnêtement à cet âge là est ce que l'on en a quelque chose à faire ? C'est très (trop?) léger, mais c'est bourré d'énergie, et puis à chanter Hey ho let's go /I'm gonna start a riot /You don't wanna fight it /One two fuck you /Don't tell me what to do /I don't wanna be like you... on à cette impression d'être un rebelle, que non, on ne sera pas comme les autres quand on sera grand... C'est beau l'innocence de l'adolescence !
Pour résumer, un ersatz de Sum 41 comme il y'en a eu beaucoup, mais à la différence des autres je réécoute cet album avec plaisir de temps à autre. Et ça file toujours autant la pêche !
We Started Nothing - The Ting Tings (2008)

Irrésistible est le mot qui me viendrait à l'esprit pour qualifier cet album. Impossible de résister à l'envie de taper du pied, impossible de résister à l'envie de bouger la tête, impossible de résister à l'envie de sauter face à cette musique pop-électro. Alors vous me direz, quoi de différent avec tous ces tubes du même tonneau qui cartonnent en ce moment ? Quelle différence avec le "pape" David Guetta par exemple ? Et bien si je n'avais pas vu ce duo en live, je n'aurais pas été loin de penser la même chose. "Ok, ça passe bien sur cd et à la radio, mais avec du temps passé en studio et un bon producteur on arrive à faire de n'importe quelle soupe un truc potable qui satisfera les oreilles de n'importe qui".
Mais non, lorsque l'on se penche sur le combo de Jules De Martino (c'est pas la classe de s'appeler comme ça franchement ?) et Katie White, peut s'apercevoir qu'ils sont encore plus irrésistibles en live qu'en studio. Leurs titres sont réellement joué sur scène, avec brio, punch et talent certain pour le sieur Jules que j'ai pu voir mêler simultanément façon Rémi Brica batterie, guitare et chant... Je ne suis pas musico, mais j'imagine déjà quel point c'est difficile d'être un batteur potable. Alors faire tout ça en même temps, et sans avoir l'air ridicule, ni faire s'envoler des colombes de sa grosse caisse, je dis respect.
Je précise que je considère les DJ comme de vrais musiciens, mais certains ressassent tellement la même recette que c'est fatiguant... Hein David ? D'ailleurs, il y'a une place pour eux dans ce top 10.
Alive - Daft Punk (2007)
Et à l'origine, il y'eu les Daft Punk... Je ne suis pas spécialiste de musique électro, mais j'ai bien envie de classer les "Daft" parmis les papes de cette branche. Je me gourre peut être, mais franchement, leur son est incomparable. Le faut qu'ils entretiennent savamment le mystère autour de leurs personnes (ils sont que 2 en même temps), contribue à alimenter le mythe autour d'eux. De là à dire que c'est une stratégie commerciale, il n'y a qu'un pas certes. Pour en revenir à ce Alive, paru en 2007 donc, je le classe dans ma liste pour deux raisons : la puissance du son dégagé, au propre comme au figuré (essayez chez vous en poussant un peu les basses) ainsi que la terrible efficacité des mixs de leurs plus gros tubes.
Mais aussi pour le "concept" de ce live, ou comment en se basant sur une simple forme géométrique, le triangle en l'occurrence, on obtient un show visuel démentiel. A classer dans une autre liste des "concerts pour lesquels je remontrais le temps pour y aller".
Bonus : très efficace pour motiver à faire le ménage.
Muse - Origin of Symmetry (2001)
Alors là, je l'avoue, j'ai commencé comme la clope, "pour faire comme tout le monde". Et puis, comme pour la clope toujours, on se rend compte qu'on commence à avoir du mal à s'en passer. Et au final, on se dit qu'on ne sait pas pourquoi, mais on aime alors qu'à la base ce n'était pas gagné... Je rassure mon lectorat, je ne fume pas. Par contre j'écoute toujours Muse (et là ça ne vous rassure pas forcément...). Je vous avait d'ailleurs compté nos péripéties à leur dernier passage en France (et au SDF, rien de moins). Mais Muse, c'est un peu comme U2 : c'était mieux avant. C'est le cas pour cet album, son puissant, guitare saturées (surement comme leurs narines à l'époque...), chant haut perché... un mélange presque lyrique par instant. A l'image du dernier titre, magistralement accompagné et conclu à l'orgue. Et puis bon, ça me ramène à la fin de mes années lycées, le passage à la fac... Une bonne bande son pour une séquence nostalgie "ah, quand j'étais jeune".
Arcade Fire - Funeral (2004)
C'est tout con, si U2 n'avait pas utilisé Wake Up pour leur entrée sur scène en 2005, je ne me serai peut être jamais intéressé à ce groupe. Ou alors bien plus tard. Il faut avouer que cela aurait été bien dommage... Non, ça aurait même été carrément con de passer à coté d'eux ! Les premières notes sont comme une invitation au voyage, à entrer dans une sorte de galaxie parallèle, ou 7 personnes arrivent à marier ensemble des tas d'instruments pour donner quelque chose qui sonne diablement bien au creux de l'oreille. Ok, ça s'appelle de la musique. Mais avec eux, ça sonne comme quelque chose qu'on a jamais entendus. Et puis cette intro de Wake up, me ramènera toujours à ce qui restera à jamais mon tout premier concert de U2. "Ca n'a pas de prix", comme dirait l'autre.
Cali - L'Amour Parfait (2003)
Il y'a assez peu d'artistes français, enfin chantant en français surtout, dans ma discothèque. Rares sont ceux à avoir cette immense privilège (je suis modeste avec ça...). Cali fait partie de ceux là, car c'est un des rares à ne pas avoir l'air ridicule en chantant l'amour sous toutes ses formes, dans la langue de Molière. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours trouvé que l'amour en chanson, en français, ben ça le faisait pas... Je suis incapable d'expliquer pourquoi, alors que j'aime ma langue maternelle par dessus tout. Mais pour la chanson, il y'a un blocage. Avec Bruno pourtant, ça passe tout seul... (allez, je vous laisse sortir cette phrase de son contexte, y'a de quoi se faire plaisir hein !). Certains le trouveront caricatural, moi je trouve qu'il écrit avec ses tripes et toute sa sincérité de type écorché vif. Certains intériorisent leurs échecs sentimentaux, lui les vit comme des déchirures, mais il plaque tout sur le papier et les chante avec rage et émotion. Ses prestations scéniques sont fidèle au personnage, hautes en couleurs, énergiques et sans tricherie. En plus, il a toujours dit que U2 et Bono ont été un déclic pour lui, et lui ont donné cette envie d'être artiste, et d'aller sur scène.
Un mec authentique, que l'on peut trouver (à juste titre) parfois caricatural (surtout dans ses engagements politiques), mais que je préfère mille fois à d'autres qui me font parfois détester la chanson française.
Et puis j'adoooooore cette pochette !
Editors - An End Has a Start (2005)
Au début, il y'a eu cette voix caverneuse, limite d'outre-tombe. Du genre de celles que l'on ne peux pas rater lorsqu'on les entend la première fois. Je me trompe peut etre, mais il me semble que c'était The racing rats, que j'entendais souvent sur Le Mouv' (à l'époque ou c'était encore bien). Mais le déclic fut (encore une fois) tout bête. J'ai cru halluciner un beau jour quand la station annonça un concert d'Editors...dans ma ville de Reims ! Sans être la campagne profonde, il est rare de voir passer des groupes de qualitaÿ par chez nous. Je me ruais donc chez "l'agitateur de curiosité" pour retirer le précieux sésame...qui pour l’anecdote fut loin d'être si précieux : le jour J, à peine 1000 personnes étaient présentes...pour une salle de 3000 places ! Mais les absents ont toujours tord, et j'ai donc pu me poser tranquillement au deuxième rang...et me faire littéralement envouter par Tom Smith. Non content de chanter divinement bien, il est totalement possédé sur scène, comme dans une sorte de transe. Du genre de celle qui vous fait escalader votre piano pour furieusement se déchainer sur sa gratte.
Un moment presque magique, un peu privilégié, qui plus est à un moment ou le moral n'était pas au beau fixe me concernant. Depuis je n'ai pas cessé de les suivre, et inexorablement, un de leur album vient souvent terminer sa course dans mon lecteur.
Nada Surf - Let Go (2002)
Aaaaah l'époque bénie ou l'on est encore étudiant, ou ça ne coute rien de s'inscrire à la médiathèque, et (surtout) ou l'on a le temps de lire et écouter ce que l'on emprunte ! C'est ainsi que Let Go à terminé chez moi. Tout le monde connait Nada Surf pour son tubesque Popular, un des titres officiel de la bande son des 90's. Mais on connait moins ce qu'ils ont produit après ce gros gros gros succès. Comme beaucoup de groupes ayant connu un gros gros gros tube qui a fait un carton. Parfois c'est justifié, parfois beaucoup moins. Nada Surf est dans cette catégorie. Les titres se laissent écouter très facilement, on pourra dire que c'est très simplement de la "power pop", en tout cas j'ai toujours trouvé ces mélodies accompagnés de ces quelques rifs irrésistibles. Et puis cet album fait un peu partie de la BO de ma vie. Je me rends compte que je l'ai écouté dans des tas d'occasions : trajets en bus vers la fac, au boulot à l'usine pendant l'été, pendant de longues parties de PS2, ou encore à d'autres moments dont je ne peux dévoiler la contenance ici... héhéhé... Il y'a des morceaux pour toutes les humeurs en fait, donc parfait pour ces petits rien qui font le quotidien.
Kings of Leon - Because Of The Times (2007)
S'il y'a un groupe qui pourrait un jour remplacer U2 dans mon petit cœur de mélomane amateur, je pense que le voici. Je ne sais pas ce que je pourrais rajouter d'autre. Leurs chansons me transportent, je trouve qu'ils transpirent d'une classe pas possible, et ils nous permettent à ma chère et tendre et moi même de partager l'adoration d'un groupe en commun. Un peu comme si une ère se terminait avec U2, quand une autre s'ouvrait avec les Followill, à un moment ou je deviens un adulte pour de vrai (on se met en ménage, on fait des projets...on s’imagine avec un chien et un Scénic. Merde, on à déjà le chien en fait...) et ou je commence à regarder (un tout petit peu) en arrière.
(Bon après avoir vu Arcade Fire ce week end, je pense qu'il y'a match pour le groupe "qui remplacera U2 un jour"...wait and see !).
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3 commentaires:
C'est un honneur que de t'inspirer!
Et j'attends avec impatience la suite de tes articles sur les jeux vidéos!
Très chouette article! On a pas vraiment d'albums en commun à part le Funeral, mais tes "retours" sont vraiment très touchants!
Merci pour ce feedback. J'y pense à termine cette série sur les JV, mais j'aimerai aussi me motiver pour terminer mon "compte-rendu" du voyage en Italie l'an dernier !
Allez, je vais être en vacances dans pas longtemps, je devrais y arriver ! On y croit !
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