Journal de bord d'un séjour en Corse. 7 jours pleins, pas une minute de répit, un bon millier de kilomètres (voir même surement deux bons milliers), une amoureuse, un carnivore domestique (un chien quoi) et une Polo. Voici un résumé (avec des cartes des parcours quotidiens) de ce que nous avons y voir, y faire, y manger, si jamais ça peut servir à quelqu'un, ou simplement plaire à la lecture, cela suffira à mon plaisir !
Vendredi : arrivée matinale a Bastia, petit déjeuner en ville, courte ballade sur le port. Remontée du Cap Corse jusqu’à a Macinaggio. Petit casse croute sur le port, avec accueil très agréable, et enfin un beau soleil. Nous prenons nos quartiers à l'hotel Marina d'Oro, très bien tenu, on s'y sent bien, au calme en comparaison du reste de l'ile. Et puis l'accueil fut là aussi très sympa. Mais sympa du genre sincère, qui fait plaisir, pas sympa de facade pour faire plaisir au touriste-roi.
Repos (jacuzzi sur la terrasse ensoleillée mmmmh...) puis repas sur le port le soir (pas grand chose à part le port dans ce village en fait...et quelques gros bateaux, port bien connu des plaisanciers dans cette partie de l'ile). Excellente soupe de poissons au restaurant Les Iles, sans parler de la brochette de poisson au lonzu avec la galette de légumes frais... Tiens, j'en baverai presque d'y repenser! Dommage qu'un chat soit venu narguer Darwin, jusque là sagement assis au pied de la table...et transformé de fait en bête sauvage... Le machiavélique félin avait ses habitudes ici apparemment, puisque il faisait le tour des tables.
Minute VIP!!!: Elise Lucet attablée avec une amie et sa fille (à priori...demandez à Public la confirmation )
Le parcours du jour 1 : ICI
Samedi: lever de bonne heure. Car les corses ont la bonne idée de mettre de simple rideaux (pas trop) occultant... Ce qui se verifiera dans notre location. Petit dej' très agréable avec vue sur le port ensoleillé. Départ de l’hôtel, pour rejoindre notre location au sud de Bastia. Le GPS annonce 1h45 pour parcourir 75 kms, c'est encourageant...
Longue mais magnifique route le long du Cap Corse...mais longue quand même car il faut encore passer Bastia et descendre de 40 kms. Déjà les premiers bouchons sur cette interminable ligne droite qui longe la cote Orientale jusqu'à Porto Vecchio.
Arrivée à la location à Moriani-plage. Camp de base de la semaine. Cadre très sympa. Studio assez spacieux avec balcon vue sur mer et accès direct a la plage en contrebas. La poussière (réaction allergique) et l'entretien un peu léger du proprio (personne très sympathique, ms qui ne doit pas mettre souvent les pieds ds son logement...pas d’état des lieux par exemple) gâcheront un peu et même beaucoup le plaisir au fur et a mesure de la semaine.
Visite en fin d'après midi sur les hauteurs de la Costa Verde. En quelques kilomètres on s'éloigne de la monotonie de cette cote balnéaire pour trouver de superbes villages perchées au bout de petites routes très sinueuses (comme 90% des routes en Corse en fait). Halte à Cervione pour un rafraîchissement bien mérité en terrasse. La vue sur la vallée et les noisetiers (Cervione capitale de la noisette corse!) est superbe. Mais si je savais à ce moment ce qui nous attendait par la suite, j'aurais qualifié ce point de vue comme banal...
Très belle cascade de l'Ucelluline sur cette route, formant une piscine naturelle sur le haut, laissant les vacanciers et autochtones (et un labrador) s'y baigner, quant d'autre préfèrent le canyoning dans la cascade. L'endroit est frais et rafraîchissant. Au retour, poursuite de la route vers Aléria...mais en fait il n'y a rien. Donc n'y allez pas ! Et enfin une soirée passée avec oncle et tante en vacances non loin, ainsi que leurs amis corses. Un très bon moment, ou l'on découvre le charme des Corses, autour d'un bon verre de vin (enfin... plusieurs verres, soyons honnête !)
Le parcours du jour 2 : ICI
Dimanche : programme chargé en perspective, vu les temps de parcours démultipliés par les routes montagneuses et les touristes (ils sont chiants ceux la...). Départ pour le col de Bavella, afin d'y observer les magnifiques aiguilles du même nom. Ascension par un col qui ferait peur au Tour de France pour une halte au sommet et un superbe point de vue sur les aiguilles, qui ressemblent parfois a des cheminées, d'autres a des dents acérées...surplombant une foret dense et touffue. Panorama sur la vallée et la mer que l'on aperçoit au bout. De la mer a la montagne, en quelques (toujours longs) kilomètres, une qualité incontournable de la Corse.
Mais pour le coup je m étais réjouis un peu trop vite, l'ascension du col étant en fait loin d'être terminée! Vive les kilomètres et les lacets. Néanmoins, sur fond de Joshua Tree, c'est un plaisir. Et au final un mal pour un bien. L’arrêt au sommet réel étant payant...5€ la halte, autant attaquer la descente tambour battant! Arrivée sur Zonza, un des villages nichés au cœur de cette région, que l'on appelle l'Alta Rocca. Zonza, qui paraît presque insensible au flot de touristes qui s'y arrête. Hautes maisons de pierres nues aux petites fenêtres. Puis Sartène, "la plus Corse des villes corses" dixit Prosper Mérimée, avec une place typique de ces villes et villages de montagne, simple mais belle, et très animée à cette heure de la journée. Avec là encore, une superbe vue sur la vallée, comme pour mieux guetter qui pourrait venir s'y aventurer.
Pause glace sur cette place, bien méritée après ces heures de route, mais chère et pas très bonne (Café "Au bien assis"... mais glace servie avec un verre d'eau, assez rare pour être signalé).
Puis il faut songer au retour. Etant a l'opposée du base camp, deux choix : la route en sens inverse, ou contourner toutes ces montages pour revenir par la cote... Dans les deux cas, ce sera long. Donc va pour une route inédite. Longue traversée en direction de Porto-Vecchio, les reliefs disparaissent, la route devient plus sage et l'heure aidant, elle se vide. C'est plaisant de voir le pays changer, d’être un peu en décalé de la majorité des touristes.
Néanmoins l'arrivée sur Porto-Vecchio nous rappellera que nous ne sommes pas seuls sur cette ile. A 22h30 il est impossible de s'y garer. C'est noir de monde, et après une ballade sur le port et la ville, on se rend compte qu'il n'y a rien de bien passionnant à y faire, à part voir les touristes friqués afficher leur pognon (énormes yacht dans le port, grosses voitures dans les rues...tiens, ça me fait penser que le djeuns a mèche a du moins rire quand il s'est rendu compte qu'il a vidé la batterie du gros 4x4 de papa...en laissant les phares allumés...). heureusement qu'il y'a eu ce petit moment magique, sur la plage de Palombaggia, déserte et au coucher du soleil. Un régal pour les yeux !
Les deux bonnes heures de route pour le retour paraîtront très longues sur cette interminable route qui mène au lit, et un repos pas volé.
Néanmoins l'arrivée sur Porto-Vecchio nous rappellera que nous ne sommes pas seuls sur cette ile. A 22h30 il est impossible de s'y garer. C'est noir de monde, et après une ballade sur le port et la ville, on se rend compte qu'il n'y a rien de bien passionnant à y faire, à part voir les touristes friqués afficher leur pognon (énormes yacht dans le port, grosses voitures dans les rues...tiens, ça me fait penser que le djeuns a mèche a du moins rire quand il s'est rendu compte qu'il a vidé la batterie du gros 4x4 de papa...en laissant les phares allumés...). heureusement qu'il y'a eu ce petit moment magique, sur la plage de Palombaggia, déserte et au coucher du soleil. Un régal pour les yeux !
Les deux bonnes heures de route pour le retour paraîtront très longues sur cette interminable route qui mène au lit, et un repos pas volé.
Le parcours du jour 3 : ICI
Lundi : Dire que le programme du jour est chargé serait de la redondance, donc inutile de s'appesantir au réveil : c'est douche, petit dej', voiture. Le bonheur de partir relativement tôt le matin est d'éviter la foule sur la route, notamment cette N198 surchargée en été. L'autre bonheur, c'est de quitter cette route, et de se retrouver en à peine quelques kilomètres sur un chemin joliment nommé "Défilé de Lancone", qui est simplement une vallée creusée par le cours d'eau du même nom. En un coup d'oeil on est déjà loin de ce tumulte et cette oppressante ligne droite le long de la côte, et on apprécie le panorama. C'est vert, les feuillages sont denses, et donnent l'impression de se jeter dans la mer. C'est étonnant d'ailleurs, de trouver autant de verdure, dans une ile pourtant située bien au sud.
La route se poursuit, et l'on bascule vers l'autre côte et le petit port de Saint-Florent (en croisant au passage en terrain de foot perdu dans un petit village au milieu des montagnes, le cadre est superbe pour y jouer). La météo est belle, la chaleur est donc et l'on apprécie surtout le calme de cette ville pleine de charme et de simplicité. De petites ruelles, un port, quelques places typiques du coin, et une citadelle, sur les remparts de de laquelle un pique-nique est improvisé. Le tout avec vue sur le golfe et son eau trop turquoise pour être vraie. Ce non-bain de foule est vraiment appréciable, et l'on aurait bien envie de poursuive la visite par une baignade dans cette eau couleur "Harpic fraicheur marine".
Mais la route nous appelle (encore), et nous poursuivons le chemin jusqu'à l'Ile-Rousse. Le charme est nettement moins présent, la ville est surtout une station balnéaire réputée pour enregistrer les températures les plus élevées de Corse. Le temps d'une glace au bord de la plage, on se pose mais sans trop accrocher à l'endroit. Il faut dire que pour y arriver, il faut passer par le "désert" des Agriates, et là on en prend plein les mirettes. La route serpente le long d'un paysage aride, mais néanmoins pas dépourvu de végétation (d’où les guillemets à désert), qui offre une vue sur un paysage vierge de toute trace humaine ou presque. Seuls quelques chemins permettent de traverser cette région en descendant vers la mer. Et attention, seulement en 4x4, ou alors en VTT à la rigueur. Mais en voiture de ville, laissez tomber ! Dommage, car d'après les Routard, les plages y sont sublimes, et en conséquences, désertes ! Après ces superbes vues, difficile d'accrocher à l'Ile-Rousse donc !
Nous chevauchons à nouveau notre fidèle destrier teuton (une Polo quoi) pour prendre la direction de Calvi (qui elle aussi possède son golfe, et l'eau turquoise qui va avec). La place est un mélange entre les deux villes précédemment visitées. C'est charmant, mais beaucoup plus grand que Saint-Florent. Et pour cause, Calvi est un lieu de destination des ferrys assurant la traversée avec le continent. Le port à donc la taille conséquente pour accueillir ces (très) grosses coquilles de noix. Et également quelques yachts de riches propriétaires semblant jouer à "c'est moi qui a le plus gros...". En même temps il parait que le lieu est prisé de la jet-set. Peut être pas autant que le sud, la taille des yacht semble confirmer. Et pour l'anecdote, c'est à Lumio, juste à coté, que Laetitia Casta avait ses habitudes, et a été repérée, avant de devenir mannequin...
En dehors de cela, la citadelle est vraiment superbe, et offre des regards magnifiques sur ce golfe et sur la ville en contrebas. En fin d'après-midi, la foule est plus clairsemée et prend le temps de faire le tour de ses remparts, voire même à se risquer à monter dessus pour prendre quelques beaux clichés (ce que je ne ferai pas...d'ailleurs le lendemain de notre passage, un homme est mort en tombant du haut de ces murs...bon il était bourré il faut dire).
Le soleil rasant nous indique l'heure de reprendre la route, pour espérer rentrer à une heure décente. Les plus de 2 heures annoncées par le GPS ne nous rendent pas optimistes. Le trajet est plus court par les "terres", et évite à nouveau de voir des chemins déjà vus, donc va pour cette voie, tanpis pour le soleil couchant sur la mer pensais-je...à tord ! Car ce soleil rasant offre une vue somptueuse sur ces montagnes de l'intérieur du pays, vues de cette route qui les traverse. Qui plus est, elle est droite, rectiligne, un virage tous les 10 kilomètres...de quoi profiter encore plus du spectacle, et reposer les bras meurtris par des centaines virages avalés dans la journée (j'suis pas Sébastien Loeb !). J'ai vraiment aimé ce chemin du retour, on aurait presque pu trouver des airs d'Ouest américain à ces longues routes encaissées dans la vallée. Enfin surtout la première partie, car à partir de Ponte-Leicca, on bifurque et l'on retrouve ces courbes qui nous avait tant manqué les précédentes kilomètres...
Le parcours du jour 4 : ICI
Mardi : comme nous sommes "humans after all", ce jour sera un moment de répit, d'autant plus que ma chère et tendre est malade. Ce sera donc repos pour elle, et plage pour moi. Enfin, répit pensions-nous... Car au détour d'un passage en fin d'après midi par Patrimonio, un coin réputé pour son vignoble, situé à la base du Cap Corse, nous avons du affronté des bouchons dignes d'un lundi soir de rentrée des classes sur le périph parisien... Sombre moment, d'autant plus que la pluie nous a accompagné. Tout ne fut pas noir, car il nous a fallu passer par le col de Teghime pour aller à Patrimonio, qui permet une vue sur tout "l'épine dorsale" du Cap (tronquée par les nuages ce jour, mais néanmoins belle), le vignoble, et l'étang de Biguglia de l'autre coté. Et sachez, pour la minute culturelle, que le site fut témoin de violents combats en 1943, pour la libération de Bastia (car la Corse fut libérée bien avant le continent !). De quoi en souffler plus d'un à la machine à café hein... Bon pour la placer, c'est une autre histoire...
Et tout ne fut pas noir, car l'oncle et la tante de ma chère et tendre nous ont très gentiment invité dans un restaurant de montagne (enfin, montagne...sur les hauteurs de la cote dirons nous. Restaurant U Tavanincu, à Talasani) ou nous avons pu manger les classiques du coin ; charcuterie, lasagnes et cannelloni au bruccio, salades de fruits frais et fromage du pays pour les volontaire (sans moi, bien sur...). C'est une cuisine simple, mais authentique. On ne triche pas avec les saveurs, et en plus, ça vous cale plus d'un estomac ! Et un digestif local (alcool de myrthe) que l'on avale cul-sec sous la pression des habitués du bar, histoire de ne pas passer pour le touriste émoustillé par la première spécialité venue... Du coup le chemin du retour, et les interminables lacets jusqu'à la côte, passe tout seul ! Côté passager, bien sur !
Le parcours du jour 5 : ICI
Jour 6 et 7 à venir...
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