« Ne sous-e
stimez pas la puissance de la PlayStation ! ». C’est par ce slogan que Sony nous mettait en garde, lors de pubs délirantes et situées à des années-lumières de l’univers enfantin et puéril auquel était rattaché encore le jeu vidéo à l’époque, face à l’arrivée du « monstre » PlayStation.En effet, tout était nouveau et plus ou moins inconnu : le support sur CD et non plus sur cartouche, le fabricant qui n’était pas issu du monde vidéoludique (en tant que fabricant de machine ou même éditeur de jeu), et surtout la puissance annoncée comme révolutionnaire. On allait voir ce que l’on allait voir…
Et on a vu !
Si le passage de la Nes à la Super Nes a été marquant, que dire du passe à la PlayStation ? Une révolution, certainement. Mais pour vivre cette révolution, il m’a fallu patienter. J’ai vécu encore de longues heures avec ma Super Nes, avant de me rendre compte qu’on a « rien sans rien », et de prendre la tragique décision (du haut de mes 11 ans, hein, faut relativiser) de vendre ma console. Un voisin fut très heureux de l’acquérir, et mes regrets de ne plus avoir de console dans ma chambre (j’avais cette chance, en effet…) furent estompés par la perspective de voir arriver la fameuse machine qui était si puissante que l’on devait s’en méfier, d’après le monsieur de la pub…
Néanmoins le pactole accumulé ne me fut pas utile, car là encore mon parrain est intervenu, et un soir de visite surprise pour mon anniversaire, une superbe boite bleue me fut offerte, ornée de l’inscription magique « PlayStation ». Il faut dire que l’attente fut longue, les récits de camarades de collège émerveillés de leurs parties de Tekken et autres Ridge Racer n’en finissait plus de me faire languir. C’était bien la première fois que j’attendais autant après une console. La première étant une totale surprise, et la seconde d’une certaine manière également.
Le packaging, et l'objet en lui même, renvoyaient d’ailleurs une impression de sérieux, presque de froideur, reflétant bien le coté high tech que le constructeur voulait lui donner. « On est pas des gamins, dégagez avec votre moustachu à casquette, on a du lourd à vous proposer ». Voilà le message que Sony semblait vouloir faire passer. D’ailleurs, quand on connait la petite histoire de la PS (appelons là par son petit nom... D'ailleurs il faudrait dire LE PlayStation, c'est un système donc masculin, mais bon hein...), c’est tout sauf innocent (je vous laisse lire Wikipédia vous expliquera mieux que moi. Et puis on n’a pas que ça à faire ici).
La console était accompagnée d’un cd de démo, dont j’ai du me satisfaire pour ma première heure de jeu, tout le monde m’ayant fait croire qu’il n’avait pas été possible de me trouver les jeux que je voulais… Naïf que j’étais (et pour la petite histoire, c’est lors de cet anniversaire que je reçu mon premier album de U2…). Bref, une heure après la mise en route, j’ai pu enfin gouter aux joutes à 4 roues de Formula One 97...
« Oh my god »,
Quelle claque j’ai pu prendre… Des voitures en 3D (de la vraie, avec de la profondeur de champ et tout…), une vitesse d’animation sidérante, et puis la licence officielle avec les vrais circuits, pilotes et voiture, ce que je n’avais pas encore l’habitude de fréquenter à l’époque. Après des nombreuses heures de jeu, j’ai du résigner à laisser la fatigue l’emporter et me coucher…pour mieux remettre ça dès le petit matin ! Un vrai émerveillement de gosse après Noël ! Le pied complet !

Ce jeu possédait en plus de nombreux codes, qui permettait de débloquer des circuits plus au moins fantaisistes, ainsi que des voitures sans roues et flottant façon Wipeout. De quoi s’occuper de nombreuses heures, d’autant que n’ayant pas compris le système de sauvegarde, il m’arrivait de faire des saisons complètes en une seule fois, histoire de pouvoir être sacré champion du monde…Et pour info à l’époque c’était 17 grand prix… Hum.

D’ailleurs, toujours dans la rubrique « nolife » citons le défi extravagant d’un été, avec mon meilleur pote, de réaliser une saison complète mais avec le vrai nombre de tour d’un vrai grand prix, sur le successeur Fomula One 98. C'est-à-dire environ 2 heures pour chaque course… le tout 17 fois donc… On se relayait tous les 10 tours, façon course d’endurance « 24 heures du Mans »… Oui, je vous vois vous facepalmer devant votre écran…
Pour en terminer avec le « vroum vroum, pouet pouet » citons le classique, parmi le classiques : Gran Turismo. Mais est-il utile de s’appesantir plus longtemps sur son cas ?


Il marquait vraiment la différence avec les autres jeux de course de l’époque en mettant l’accent sur le coté simulation du pilotage, et sur le coté réel des voitures avec de vrais modèles que l’on pouvait voir dans la rue (enfin surtout au Japon et sur des circuits pour le premier volet), et surtout sur la mise en scène des bolides dans de somptueux ralentis (oui bon ok, c'est bien pixelisé quand même, mais faut se remettre dans le contexte !) au point de devenir une des marques de fabrique de la licence.

Le second GT est resté dans la même veine, en démultipliant le nombre des tutures et de courses, pour des trèèèèès longues heures de jeu. L’obsession du « 100% » commençait à naitre chez moi avec ce jeu. Chose que l’on retrouvera plus tard sur PS3, avec le système de trophées qui pousse à user les jeux jusqu’à la moelle. Mais chut, pas de spoilers sur les épisodes suivants !
L’arrivée de la PS et des jeux en 3D, marque aussi l’arrivée des notions de « liberté » et d’ « espace ». Avec des jeux comme Driver par exemple.

Fini la trame qui nous ballade d’un niveau cloisonné à l’autre, sans nous demander notre avis. Maintenant, entre deux missions on à droit à du temps libre, comme pendant les sorties avec le collège par exemple. C’est surtout à ce moment là qu’on en profitait pour essayer de conclure avec la belle blonde de la classe (sans succès bien sur me concernant). Dans les jeux vidéo, c’est le même principe.

Pour reprendre l’exemple de Driver, le temps libre était consacré et défoncer joyeusement notre voiture dans l’immensité de la ville qui nous était offerte. Les missions se ressemblant rapidement (je vous refais pas le topo : Tanner, indic infiltré, course poursuite des méchants mafieux à travers des villes américaines), cette liberté qui nous était offerte devenait rapidement le principal atout de ce jeu.
Mais la notion de liberté a vraiment pris son sens avec un certain Grand Theft Auto. Je me souviens avoir découvert le jeu via un cd de démo nous permettant 10 minutes de jeu, pas une de plus. Passé la surprise du jeu au look un poil rétro et même limité derrière son look « 2D et vue dessus », on kiffe littéralement de pouvoir déambuler dans une ville (très) grande comme bon nous semble, mais aussi et surtout, de faire ce que bon nous semble.

Voler une voiture, tirer sur la police, mettre le feu aux passants pour faire venir les pompiers et voler le camion, y poser une bomber pour le faire exploser à distance… Que des activités ludiques et récréatives ! Bon, résumer le jeu à cet aspect est réducteur, l’aventure étant assez longue et plus subtile qu’il n’y parait. S’associer à certains gangs, provoquait l’ire (poésie point) des rivaux, qui nous accueillait alors dans leur secteur par de joyeuses tirs de mitraillette. Il fallait donc en tenir compte dans sa progression. Bah ouais, il y’a aussi de la stratégie dans GTA.

Par la suite, je parcourrai avec plaisir les épisodes qui suivront. Ce premier épisode, n’étant que la partie immergé de l’iceberg, de tout ce que nous proposera Rockstar dans les épisodes suivants. Le tout pour le plus grand bonheur de Familles de France, sponsor officiel du jeu (les polémiques sur sa violence et son immoralité, ne sont-elles pas les meilleurs pubs que l’on a pu faire pour GTA ?).
Et pour en finir avec le genre, je ne peux manquer de citer Incroyables poursuites, traduction française ô combien vendeuse de World's Scariest Police Chases, sorte d'émission populaire aux States à base de poursuite filmées entre policiers et méchants malfrats hispano/black vendeurs de drogue ; ici adaptée en jeu vidéo. Le jeu reprenait le principe de Driver, en (beaucoup) plus moche et en (nettement) moins bien. Mais une particularité du gameplay permettait de jouer en coop’, avec un joueur au volant, et un joueur coéquipier qui pouvait sortir par la fenêtre et tirer sur les méchants (ou pas, d’ailleurs). Bien fendard lors d’une gaming night, à 3 heures du matin, surtout quand le coéquipier s’amusait principalement à tirer dans les pneus des autres voitures, qui venaient immanquablement s’empaler sur l’équipage lancé à pleine vitesse.

On l’a vu, à la fin de mon époque Super Nes, j’amorçais un virage en passant de l’univers de la plateforme à l’univers du sport. Après la mécanique, la gomme et le cambouis, passons donc à la sueur, aux muscles saillants et à l’effort physique intense.
Et comment ne pas citer la rivalité naissante entre ISS (International Superstar Soccer, ancêtre du désormais célébrissime PES) et la série des FIFA. Si les licences existaient déjà sur Super Nes, il me semble que la rivalité s’est vraiment amorcée sur la machine de Sony.

Pour ma part, et ne me jetez pas la pierre, j’ai commencé sur FIFA et le millésime 1998 m’a tenu en haleine un moment. Une flopée de licences avec les vrais noms de clubs et de joueurs (sans oublier les stades, superbement modélisés à travers de courtes cinématiques), et aussi la possibilité de personnaliser joueurs et équipes en faisait le petit plus qui faisait passer les largesses du gameplay. Martyriser le triangle pour courir et le rond pour frapper, suffisait alors pour gagner. Rush and kick en quelque sorte.

Et puis, et puis, et puis lassitude se faisant sentir avec les épisodes suivant 1999 et 2000 ; et lobbying de la presse aidant, le côté alors obscur d’ISS m’a appelé et fait basculé (ISS Pro Evolution pour être précis, car il n'y en a pas eu qu'un seul !)

Et là on découvre soudain plus de subtilité dans ce monde de brute. Il faut varier les attaques, mais aussi le rythme, sans oublier de doser la puissance des frappes… Après des mois de robotisation à coup de rond+triangle dans la lucarne sur FIFA, on revit et pour peu, on sentirait presque l’odeur du gazon. On passe sur les noms fantaisistes, faute de licences, et après un passage par le menu modifier, on n’y voit plus rien.

Ce fameux menu Modifier deviendra d’ailleurs un loisir un part entière au fil des volets ISS puis PES. Modifier noms et mêmes équipements et chaussures sera pour moi un plaisir à part entière de l’univers ISS/PES. Ou la fameuse obsession du « tout faire à 100% » refait surface…
ISS/PES, c’est aussi la plénitude du binôme formé avec mon meilleur ami. Car plutôt que de se déchirer lors d’affrontements fratricides, nous avons vite pris l’habitude de jouer en 1+1 face à l’IA, le tout en montant progressivement le niveau. D’abord en moyen, puis en difficile. Enfin, une fois le sujet était maitrisé, passer à des défis du genre « terminer une saison invaincu face aux meilleures équipes du jeu », « gagner la coupe du monde avec la Corée du Sud », « avoir la meilleur différence de buts possible »…une tonne de choses aussi chronophages que les défis lancés sur Formula One.

Et il en sera ainsi à chaque nouveau volet, sur PS et PS2, scellant un peu plus une amitié longue de déjà plusieurs années, nous accompagnant au rythme des années scolaires et des nuits blanches de vacances, au collège, au lycée, à la fac… Mais nous aurons l'occasion d’en parler plus tard, et d’évoquer également le fameux, que dis-je, le mythique mode Master League.
Bon, il est temps d’abréger cet article, au risque de devenir aussi indigeste pour le lecteur qu’une émission de variété avec Daniela Lumbroso… Dans la liste des jeux marquants citons pèle-mele le foot côté banc de touche, avec le jeu de management Téléfoot Manager ; ne serait-ce que pour le portrait de Thierry Roland himself ornant sa sublime jaquette...

Mais aussi la mode des jeux underground, « tatoos, Vans et baggys » avec le génial Tony Hawk (TH Pro Skater) ...

ou encore Cool Boarders (le numéro 3, plus particulièrement).

L’époque PS marquera surtout une sorte d’apogée, avec la fameuse « puce » permettant de lire les jeux simplement gravé par ordinateur. Dans mon coin, le cours du jeu gravé se négociait à 30F, donc inutile de dire que la différence avec les jeux neufs à environ 400F permettait de vite rentabiliser l’investissement (Ouais le piratage, c'est mal, mais bon le pouvoir d'achat d'un ado est ce qu'il est hein !). Et pour la petite histoire, sachez les enfants qu’une fois la puce posée sur ma console, un jeu mal gravé m’a fait croire que cette puce ne fonctionnait pas. Et m’a donc valu de faire la gueule au copain qui m’avait mis sur le bon plan. Or l’erreur venait du jeu, pas de la puce, ce dont j’ai pu me rendre compte par hasard quelques mois plus tard.
S’en est donc suivi une longue liste de jeux consommés rapidement, peut être appréciés, mais aussi vite oubliés. Dans tous les cas, ma PlayStation officiera de longues années, m'accompagnant au cours de mes années collège, puis lycée... jusqu’en novembre 2003 pour être précis. Date à laquelle la PlayStation 2 fit son arrivée chez moi.
Et on a vu !
Si le passage de la Nes à la Super Nes a été marquant, que dire du passe à la PlayStation ? Une révolution, certainement. Mais pour vivre cette révolution, il m’a fallu patienter. J’ai vécu encore de longues heures avec ma Super Nes, avant de me rendre compte qu’on a « rien sans rien », et de prendre la tragique décision (du haut de mes 11 ans, hein, faut relativiser) de vendre ma console. Un voisin fut très heureux de l’acquérir, et mes regrets de ne plus avoir de console dans ma chambre (j’avais cette chance, en effet…) furent estompés par la perspective de voir arriver la fameuse machine qui était si puissante que l’on devait s’en méfier, d’après le monsieur de la pub…
Néanmoins le pactole accumulé ne me fut pas utile, car là encore mon parrain est intervenu, et un soir de visite surprise pour mon anniversaire, une superbe boite bleue me fut offerte, ornée de l’inscription magique « PlayStation ». Il faut dire que l’attente fut longue, les récits de camarades de collège émerveillés de leurs parties de Tekken et autres Ridge Racer n’en finissait plus de me faire languir. C’était bien la première fois que j’attendais autant après une console. La première étant une totale surprise, et la seconde d’une certaine manière également.

Le packaging, et l'objet en lui même, renvoyaient d’ailleurs une impression de sérieux, presque de froideur, reflétant bien le coté high tech que le constructeur voulait lui donner. « On est pas des gamins, dégagez avec votre moustachu à casquette, on a du lourd à vous proposer ». Voilà le message que Sony semblait vouloir faire passer. D’ailleurs, quand on connait la petite histoire de la PS (appelons là par son petit nom... D'ailleurs il faudrait dire LE PlayStation, c'est un système donc masculin, mais bon hein...), c’est tout sauf innocent (je vous laisse lire Wikipédia vous expliquera mieux que moi. Et puis on n’a pas que ça à faire ici).
La console était accompagnée d’un cd de démo, dont j’ai du me satisfaire pour ma première heure de jeu, tout le monde m’ayant fait croire qu’il n’avait pas été possible de me trouver les jeux que je voulais… Naïf que j’étais (et pour la petite histoire, c’est lors de cet anniversaire que je reçu mon premier album de U2…). Bref, une heure après la mise en route, j’ai pu enfin gouter aux joutes à 4 roues de Formula One 97...
« Oh my god »,
Quelle claque j’ai pu prendre… Des voitures en 3D (de la vraie, avec de la profondeur de champ et tout…), une vitesse d’animation sidérante, et puis la licence officielle avec les vrais circuits, pilotes et voiture, ce que je n’avais pas encore l’habitude de fréquenter à l’époque. Après des nombreuses heures de jeu, j’ai du résigner à laisser la fatigue l’emporter et me coucher…pour mieux remettre ça dès le petit matin ! Un vrai émerveillement de gosse après Noël ! Le pied complet !

Ce jeu possédait en plus de nombreux codes, qui permettait de débloquer des circuits plus au moins fantaisistes, ainsi que des voitures sans roues et flottant façon Wipeout. De quoi s’occuper de nombreuses heures, d’autant que n’ayant pas compris le système de sauvegarde, il m’arrivait de faire des saisons complètes en une seule fois, histoire de pouvoir être sacré champion du monde…Et pour info à l’époque c’était 17 grand prix… Hum.

D’ailleurs, toujours dans la rubrique « nolife » citons le défi extravagant d’un été, avec mon meilleur pote, de réaliser une saison complète mais avec le vrai nombre de tour d’un vrai grand prix, sur le successeur Fomula One 98. C'est-à-dire environ 2 heures pour chaque course… le tout 17 fois donc… On se relayait tous les 10 tours, façon course d’endurance « 24 heures du Mans »… Oui, je vous vois vous facepalmer devant votre écran…
Pour en terminer avec le « vroum vroum, pouet pouet » citons le classique, parmi le classiques : Gran Turismo. Mais est-il utile de s’appesantir plus longtemps sur son cas ?


Il marquait vraiment la différence avec les autres jeux de course de l’époque en mettant l’accent sur le coté simulation du pilotage, et sur le coté réel des voitures avec de vrais modèles que l’on pouvait voir dans la rue (enfin surtout au Japon et sur des circuits pour le premier volet), et surtout sur la mise en scène des bolides dans de somptueux ralentis (oui bon ok, c'est bien pixelisé quand même, mais faut se remettre dans le contexte !) au point de devenir une des marques de fabrique de la licence.

Le second GT est resté dans la même veine, en démultipliant le nombre des tutures et de courses, pour des trèèèèès longues heures de jeu. L’obsession du « 100% » commençait à naitre chez moi avec ce jeu. Chose que l’on retrouvera plus tard sur PS3, avec le système de trophées qui pousse à user les jeux jusqu’à la moelle. Mais chut, pas de spoilers sur les épisodes suivants !
L’arrivée de la PS et des jeux en 3D, marque aussi l’arrivée des notions de « liberté » et d’ « espace ». Avec des jeux comme Driver par exemple.

Fini la trame qui nous ballade d’un niveau cloisonné à l’autre, sans nous demander notre avis. Maintenant, entre deux missions on à droit à du temps libre, comme pendant les sorties avec le collège par exemple. C’est surtout à ce moment là qu’on en profitait pour essayer de conclure avec la belle blonde de la classe (sans succès bien sur me concernant). Dans les jeux vidéo, c’est le même principe.

Pour reprendre l’exemple de Driver, le temps libre était consacré et défoncer joyeusement notre voiture dans l’immensité de la ville qui nous était offerte. Les missions se ressemblant rapidement (je vous refais pas le topo : Tanner, indic infiltré, course poursuite des méchants mafieux à travers des villes américaines), cette liberté qui nous était offerte devenait rapidement le principal atout de ce jeu.
Mais la notion de liberté a vraiment pris son sens avec un certain Grand Theft Auto. Je me souviens avoir découvert le jeu via un cd de démo nous permettant 10 minutes de jeu, pas une de plus. Passé la surprise du jeu au look un poil rétro et même limité derrière son look « 2D et vue dessus », on kiffe littéralement de pouvoir déambuler dans une ville (très) grande comme bon nous semble, mais aussi et surtout, de faire ce que bon nous semble.

Voler une voiture, tirer sur la police, mettre le feu aux passants pour faire venir les pompiers et voler le camion, y poser une bomber pour le faire exploser à distance… Que des activités ludiques et récréatives ! Bon, résumer le jeu à cet aspect est réducteur, l’aventure étant assez longue et plus subtile qu’il n’y parait. S’associer à certains gangs, provoquait l’ire (poésie point) des rivaux, qui nous accueillait alors dans leur secteur par de joyeuses tirs de mitraillette. Il fallait donc en tenir compte dans sa progression. Bah ouais, il y’a aussi de la stratégie dans GTA.

Par la suite, je parcourrai avec plaisir les épisodes qui suivront. Ce premier épisode, n’étant que la partie immergé de l’iceberg, de tout ce que nous proposera Rockstar dans les épisodes suivants. Le tout pour le plus grand bonheur de Familles de France, sponsor officiel du jeu (les polémiques sur sa violence et son immoralité, ne sont-elles pas les meilleurs pubs que l’on a pu faire pour GTA ?).
Et pour en finir avec le genre, je ne peux manquer de citer Incroyables poursuites, traduction française ô combien vendeuse de World's Scariest Police Chases, sorte d'émission populaire aux States à base de poursuite filmées entre policiers et méchants malfrats hispano/black vendeurs de drogue ; ici adaptée en jeu vidéo. Le jeu reprenait le principe de Driver, en (beaucoup) plus moche et en (nettement) moins bien. Mais une particularité du gameplay permettait de jouer en coop’, avec un joueur au volant, et un joueur coéquipier qui pouvait sortir par la fenêtre et tirer sur les méchants (ou pas, d’ailleurs). Bien fendard lors d’une gaming night, à 3 heures du matin, surtout quand le coéquipier s’amusait principalement à tirer dans les pneus des autres voitures, qui venaient immanquablement s’empaler sur l’équipage lancé à pleine vitesse.

On l’a vu, à la fin de mon époque Super Nes, j’amorçais un virage en passant de l’univers de la plateforme à l’univers du sport. Après la mécanique, la gomme et le cambouis, passons donc à la sueur, aux muscles saillants et à l’effort physique intense.
Et comment ne pas citer la rivalité naissante entre ISS (International Superstar Soccer, ancêtre du désormais célébrissime PES) et la série des FIFA. Si les licences existaient déjà sur Super Nes, il me semble que la rivalité s’est vraiment amorcée sur la machine de Sony.

Pour ma part, et ne me jetez pas la pierre, j’ai commencé sur FIFA et le millésime 1998 m’a tenu en haleine un moment. Une flopée de licences avec les vrais noms de clubs et de joueurs (sans oublier les stades, superbement modélisés à travers de courtes cinématiques), et aussi la possibilité de personnaliser joueurs et équipes en faisait le petit plus qui faisait passer les largesses du gameplay. Martyriser le triangle pour courir et le rond pour frapper, suffisait alors pour gagner. Rush and kick en quelque sorte.

Et puis, et puis, et puis lassitude se faisant sentir avec les épisodes suivant 1999 et 2000 ; et lobbying de la presse aidant, le côté alors obscur d’ISS m’a appelé et fait basculé (ISS Pro Evolution pour être précis, car il n'y en a pas eu qu'un seul !)

Et là on découvre soudain plus de subtilité dans ce monde de brute. Il faut varier les attaques, mais aussi le rythme, sans oublier de doser la puissance des frappes… Après des mois de robotisation à coup de rond+triangle dans la lucarne sur FIFA, on revit et pour peu, on sentirait presque l’odeur du gazon. On passe sur les noms fantaisistes, faute de licences, et après un passage par le menu modifier, on n’y voit plus rien.

Ce fameux menu Modifier deviendra d’ailleurs un loisir un part entière au fil des volets ISS puis PES. Modifier noms et mêmes équipements et chaussures sera pour moi un plaisir à part entière de l’univers ISS/PES. Ou la fameuse obsession du « tout faire à 100% » refait surface…
ISS/PES, c’est aussi la plénitude du binôme formé avec mon meilleur ami. Car plutôt que de se déchirer lors d’affrontements fratricides, nous avons vite pris l’habitude de jouer en 1+1 face à l’IA, le tout en montant progressivement le niveau. D’abord en moyen, puis en difficile. Enfin, une fois le sujet était maitrisé, passer à des défis du genre « terminer une saison invaincu face aux meilleures équipes du jeu », « gagner la coupe du monde avec la Corée du Sud », « avoir la meilleur différence de buts possible »…une tonne de choses aussi chronophages que les défis lancés sur Formula One.

Et il en sera ainsi à chaque nouveau volet, sur PS et PS2, scellant un peu plus une amitié longue de déjà plusieurs années, nous accompagnant au rythme des années scolaires et des nuits blanches de vacances, au collège, au lycée, à la fac… Mais nous aurons l'occasion d’en parler plus tard, et d’évoquer également le fameux, que dis-je, le mythique mode Master League.
Bon, il est temps d’abréger cet article, au risque de devenir aussi indigeste pour le lecteur qu’une émission de variété avec Daniela Lumbroso… Dans la liste des jeux marquants citons pèle-mele le foot côté banc de touche, avec le jeu de management Téléfoot Manager ; ne serait-ce que pour le portrait de Thierry Roland himself ornant sa sublime jaquette...

Mais aussi la mode des jeux underground, « tatoos, Vans et baggys » avec le génial Tony Hawk (TH Pro Skater) ...

ou encore Cool Boarders (le numéro 3, plus particulièrement).

L’époque PS marquera surtout une sorte d’apogée, avec la fameuse « puce » permettant de lire les jeux simplement gravé par ordinateur. Dans mon coin, le cours du jeu gravé se négociait à 30F, donc inutile de dire que la différence avec les jeux neufs à environ 400F permettait de vite rentabiliser l’investissement (Ouais le piratage, c'est mal, mais bon le pouvoir d'achat d'un ado est ce qu'il est hein !). Et pour la petite histoire, sachez les enfants qu’une fois la puce posée sur ma console, un jeu mal gravé m’a fait croire que cette puce ne fonctionnait pas. Et m’a donc valu de faire la gueule au copain qui m’avait mis sur le bon plan. Or l’erreur venait du jeu, pas de la puce, ce dont j’ai pu me rendre compte par hasard quelques mois plus tard.
S’en est donc suivi une longue liste de jeux consommés rapidement, peut être appréciés, mais aussi vite oubliés. Dans tous les cas, ma PlayStation officiera de longues années, m'accompagnant au cours de mes années collège, puis lycée... jusqu’en novembre 2003 pour être précis. Date à laquelle la PlayStation 2 fit son arrivée chez moi.
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3 commentaires:
je comprends mieux ton coté tuning avec tous les jeux de voitures que tu as eu :D
de la bagnole, du foot, du skate, y a pas de doutes : tu viens du nord
Beaucoup de jeux en commun... même telefoot manager, tu te rends compte!!!
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