La Super Nintendo (Super Famicom, Famicom pour family computer, en VO…vous serez moins bêtes ce soir... de rien…), alias Super Nes pour les intimes. Quelle magnifique console ! Il faut bien le dire, et même encore aujourd’hui, c’est une superbe réussite. A l’époque, alors possesseur de son ainée, la NES comme nous venons de le voir, je commençais à m’intéresser à la presse spécialisée (oui c’est plus classe que de dire Joypad, Joystick, Player One…). Et bien évidemment les premiers échos de la future nouvelle venue étaient plus qu’alléchants. Je me revois encore écarquiller les yeux face aux premiers clichés de Super Mario World, le jeu étendard lors de la sortie de la console. Cette monstrueuse balle de revolver qui mangeait tout l’écran, face au minuscule Mario l’affrontant, devait bien procurer le même effet que lors de la découverte des premiers clichés de console next gen de nos jours. D’ailleurs, c’était aussi une console next gen’, mais à son époque quoi (années 90, les sitcoms AB, les Dance Machine à Bercy…et la Super Nes donc).


Là encore, je dois son arrivée à mon parrain, mais de manière moins « marquante » que pour la NES. Un « simple » cadeau de Noël cette fois, une broutille quoi…un cadeau à quelques milliers de francs…
Pour être franc je n’ai pas de souvenirs précis du moment magique ou l’on déballe son cadeau (façon « Nintendo sixty fouuuuuuuuuuuuuuuuuuur !!! ») donc pas d’anecdote en mode « émerveillement » à raconter. Non, mon premier souvenir est plus technique : la manette. En effet, finit le rectangle aux bouts bien carrés (oui je sais un rectangle c’est forcément carré, mais je n’ai jamais été ami avec les maths) qui finissaient par faire mal au creux de la main. Place aux arrondis et à une ergonomie bien plus au point. Et puis ces boutons ! Tous ces boutons ! 4 boutons d’actions, 2 boutons sur la tranche, on sent tout de suite qu’on passe dans une nouvelle dimension !

Son ainée m’est donc tout de suite apparue obsolète, même avant d’avoir branché et lancé cette nouvelle bête de course. Et cette impression ne s’est pas estompée une fois le premier jeu lancé, le fameux Super Mario World.


Cette fois terminés les pixels et les couleurs approximatives, bienvenue dans un univers chatoyant, aux couleurs agréables et aux musiques devenues enfin supportables. Le qualificatif « super » de ce jeu, n’est pas usurpé. On a affaire à un Mario « Monsieur Plus ». Plus grand, plus de possibilités de gameplay, plus de personnages…Tout est plus ! Avec le recul on peut vraiment considérer ce jeu comme une pièce maitresse de toute l’histoire du jeu vidéo, tant le plaisir de jeu est immense, même encore aujourd’hui. Du haut de ma pré-adolescence, ce jeu m’a donc tenu en haleine d’innombrables heures. Le principe est pourtant simple, cette cruche de princesse Peach’ s’est encore faite kidnappée, et c’est donc reparti pour un tour. On doit guider notre Mario à travers de nombreux mondes, qui s’affichent désormais sur une carte bénéficiant d’un faux effet 3D grace au fameux mode 7 de la console, le tout regorgeant de niveaux à double sortie, permettant de trouver de passages secrets à travers les mondes.


C’est du basique, mais j’ai pris un plaisir infini à y jouer. Comme je le disais l’univers est chatoyant, le rythme est nerveux, la difficulté bien dosée et les ajouts comme la cape permettant de se prendre pour un Superman à moustache, et le ô combien attendrissant Yoshi (impossible de ne pas se sentir peiné lorsque l’on se fait toucher par un ennemi et que notre compagnon s’en va en courant : « Noooooon, mon Yoshi ! ») multiplient les possibilités du gameplay. Mais surtout, cette aventure épique m’a permis de vaincre ce complexe d’infériorité que j’évoquais lors du précédent épisode, vis-à-vis de la toute puissance de l’Intelligence Artificielle de la console. Car j’ai terminé ce Super Mario ! Il m’a fallu du temps, de la sueur et des larmes, mais j’ai terrassé Bowser lors du terrifiant affrontement final sur le toit de son château (oui, on est facilement impressionnable quand on a même pas 12 ans).


J’étais désormais un dieu du pad (même s’il m’a fallu l’aide de mon voisin de palier de l’époque…hum). Toutes les possibilités s’offraient à moi…Je décidais donc de me lancer dans une carrière de pilote, celle de Tortue Ninja n’ayant pas abouti. Mais pas n’importe quel pilote, un Street Racer !



Le jeu éponyme a occupé de très longues et nombreuses heures de jeu. Je ne sais pas si ce jeu est très connu, mais dans mes souvenirs ça ne m’empêche pas de le trouver excellent. Un gros nous avons affaire à un Mario Kart bodybuildé, avec des personnages inspirés pour certains de Street Fighter (d’où cet astucieux nom. On se creusait les méninges à l’époque !) faisant la course pour arriver premier, tout en se cognant joyeusement dessus. Chaque perso pouvait frapper son voisin avec un objet qui lui était propre, et disposait également d’un coup spécial. Les graphismes étaient du genre massifs, avec de gros perso assis sur de gros kart dans des décors faisant appel au mode 7 (j’espère que vous avez lu le lien plus, haut je m’embête pas à faire des recherches pour rien non plus !), chaque personnage ayant son décor attitré.


Tous étant d’ailleurs assez charismatique, avec par exemple Helmut un vieil aviateur à moustache roulant dans un antique coucou rouge, qui pouvait déployer des ailes de biplan pour passer au dessus des adversaires. Avec le recul, je me dis qu’il avait surement du être nazi dans son passé, mais là n’est pas la question…


J’ai usé la gomme de tous les circuits, avec tous les personnages, passant au joyeux foutoir qu’était le mode foot (si si ! Un peu comme du polo, mais avec des karts, cf la photo ci dessus) lorsque j’en avais assez de tourner en rond. J’aurais bien sur pu citer Super Mario Kart, mais comme tout le monde le connait donc autant enrichir votre culture vidéoludique…

Je commençais donc à affirmer ma virilité naissante avec des jeux d’une violence inouïe (oui, c’est violent de voir un ancien nazi tabasser une joli blonde à coup de cravache...une des autres armes d'Helmut), néanmoins tout le monde ne semblait pas s’en rendre compte. Et un cadeau de Noël comme Les Schtroumpfs était là pour me le rappeler. Je ne vais pas m’étendre dessus, de toute façon je ne m’y suis jamais trop attardé. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, car ils offraient un challenge relevé, tant la lenteur et l’inertie des petits êtres bleus étaient prononcées. L’enfer dans de jolies couleurs aux tons éclatants en quelque sorte…


Je l’ai dit plus haut, la qualité des graphismes m’avait vraiment interpellée à l’époque, on l’impression de franchir un cap, de vivre une avancée dans la technologie était réelle, comme on a pu le constater avec l’arrivée des PlayStation par la suite. A ce titre, comment ne pas citer le somptueux Donkey Kong Country.


Le principe est identique à celui d’un SMW (Super Mario World, faut suivre un peu…), on avance à travers différents niveaux décomposés en différents monde, répartis sur une carte. Mais la différence avec le plombier moustachu (à ce propos, vous ne trouvez pas qu’il fait une parfaite caricature du plombier à moustache des films pornos façon années 80 ? « Je viens réparer la tuyauterie… » ... anyway ...) c’est que les graphismes flirtent avec la 3D. Là ou Mario nous propose des graphismes très colorés et pastels, mais en 2D façon dessin animé ; on trouve avec Donkey Kong des persos animés en « quasi 3D » avec des muscles saillants et poils brillants. Techniquement je ne sais pas si l’on avait affaire à de la « vraie » 3D, on si le mode 7 faisait illusion, mais le rendu était somptueux et dégageait quelque chose de fascinant.


En plus de ça l’aventure était prenante et certains niveaux bien trouvés (classiquement sous l’eau, ou alors dans une mine où l’on avance à tâtons la lumière faisant parfois défaut, ou bien encore dans une tempête de neige, le blizzard rendant la visibilité très faible), avant d’être plus costauds sur la fin. On pouvait également trouver l'aide d'animaux que l'on chevauchait façon Yoshi, et aussi compter sur l'aide de son partenaire (je ne suis pas en train d'insinuer quelconque relation intime entre les deux personnages...), en l'occurence le petit Didy Kong. Plus freluquet, mais plus rapide, il suffisait de presser select pour passer de l'un à l'autre. Mentionnons enfin les boss, qui affichaient un fort beau gabarit à l’écran (sans être toutefois d’une difficulté insurmontable), de quoi nous récompenser de nos efforts.

Dans le même genre d’effets graphique, il faut citer le magnifique Killer Instinct, un bon jeu de baston en bonne et due forme, mais avec des graphismes léchés au possible, sur un mélange 3D-2D. En plus, petite particularité qui avait son charme, la cartouche de jeu était noire, ce qui renforçait l’impression d’avoir un jeu pas comme les autres. Les pros du marketing sont vraiment des gens brillants.


Au final, j’ai peu joué à des titres de sport (à moins de considérer les Street Racer ou autres Mario Kart comme du sport…les courses acharnées avec les copains l'était en tout cas) sur cette console. J’ai juste commencé à taquiner du FIFA 96, ce qui a commencé à me mettre l’eau à la bouche. Mais pour vraiment en profiter, il fallait changer d’univers. Plus de puissance, plus de réalisme, du relief, des polygones, de la 3D, de la sueur et du sang…

En gros, tout ce que proposait la PlayStation.

3 commentaires:

Vince a dit…

Street Racer !!!!!!
Excellent comme jeu, j'en ai passé des heures à y jouer chez un pote. Je prenais Helmut d'ailleurs (et oui j'ai toujours pensé que c'était un ancien nazi :ninja:)
Quand à Killer Instinct, il était vraiment excellent également !

Ben a dit…

Wéééééééé merci!
C'est excellent, je connais tous ces jeux (même les schtroumpfs qui est totalement injouable!)!
Ah, super mario world, à jamais le meilleur mario pour moi. Je l'ai refait sur Game Boy Advance il y a peu, quel pied!
Et pour Bowser, je suis certain qu'en fait il est amoureux de Peach' mais qu'il ne sait pas comment s'y prendre pour la séduire. Il est maladroit et tout. Pauvre chou.

-ben- a dit…

Le jeu mythique pour moi sur la SNES, c'est Zelda. Je me le suis d'ailleurs refais y a pas longtemps :ninja:
Sinon cette console trône toujours à côté de ma TV, faudra d'ailleurs que je me refasse une soirée un de ces quatre.

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