Je vais être honnête, je n'avais pas le courage de me plonger dans un "compte rendu" de notre voyage en Italie l'an dernier. Surement la crainte de commencer et de ne pas finir. Mais à lire ces souvenirs de voyages ci et là, sur divers blogs ou forums, je me dis que, en toute modestie, il serait dommage de ne pas livrer quelques sentiments et souvenirs à propos de ces quelques jours dans la "Botte". Même s'il s'agit de "trois fois rien", si ce billet peut donner envie à quelqu'un de s'y rendre, ou simplement de s'évader un petit peu, comme je peux le faire en lisant d'autres compte rendu de voyage...alors andiamo !
Tout d'abord, pourquoi l'Italie ? Très simplement, un souvenir de voyage scolaire au lycée, tout ce qu'il y'a de plus basique, la chose que tout ado à du faire au moins une fois. J'en ai gardé un mince mais pourtant persistant souvenir. Une atmosphère particulière ressentie dans les rues de Florence, quelque chose d'impalpable, qui donne envie d'y retourner et de répondre au pourquoi justement, on a envie d'y retourner... Vous me suivez ? Bon c'est pas grave, je m'égare déjà, recentrons... Au programme : la Toscane principalement. Mais comme le faisait remarquer ma chère et tendre, c'est un peu bête de se rendre en Italie et de ne pas aller à Rome. D'autant plus que nous n'y avons jamais mis les pieds. Donc va pour une escapade romaine, avant de retourner à Pise une nuit, et de reprendre tranquillement l'avion. Durée : 8 jours. Un peu court ? Oui, mais le porte-monnaie à ses raisons, que la raison ne peut ignorer !
Nous voici donc, le dimanche 25 juillet 2010, à environ 9 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Pise. Il fait déjà chaud, cela nous change de notre météo marnaise. Bagages : check, voiture : check (enfin, une heure d'attente quand même), motivation : check
Je vais faire un rapide apparté et parler "stratégie de voyage" : 9 heures du matin, il est vrai que ça fait un peu tôt. Dans la préparation du voyage, je me suis dit que de partir tôt nous permettrait de profiter le plus possible de notre temps sur place. Vu comme ça, c'est pas faux me direz-vous. Mais pour arriver à 9 heures à Pise, il faut partir à 7 heures de Paris, et pour partir à 7 heures... Vous voyez ou je veux en venir ! On s'est levé à 1 heure du mat' pour choper notre avion...sachant qu'étant en période de vacances, impossible de se coucher à 22 heures pour essayer de dormir en petit peu. Donc au final nous allons rapidement devenir de véritables zombies au cours de cette première journée, nos dernières heures de sommeil remontant donc à...plus de 24 heures ! Donc note mentale pour plus tard : ben... partir plus tard !!
Les deux êtres en état de zombification prennent donc la route au volant de leur Punto de location (très bonne surprise au passage...je ne gardais pas un souvenir impérissable de ma vieille Punto), un petit crochet par la mer, plage, pizza, et direction Il Burchio, lieu de notre première étape. Certes un poil éloigné de Florence, mais choisi par coup de cœur sur le charmant petit hotel vu sur internet. Enfin charmant sur le papier, restait à vérifier sur place.
Je remercie encore la clim de nous avoir maintenu éveillés jusqu'à l’hôtel (enfin surtout moi...et tant mieux, vu que je conduisais) et donc vivants. L'accueil est chaleureux, et qui plus est (un peu) en français, puis nous prenons possession de la chambre...qui m'apparaitra rustique sur le coup. Meubles en bois massifs, lits en fer forgé, poutres apparentes. Et c'est peut être un poil déçu que je tombe sur le lit pour un sieste réparatrice... de plusieurs heures ! je vous rassure, cette déception s'estompe rapidement tant le cadre est charmant. Perdus au milieu de la campagne toscane, l’hôtel de 14 chambres se révélera au long des 4 jours comme un véritable coup de cœur. Nous avons cru comprendre qu'il s'agissait d'une entreprise familiale, et cela se ressent au niveau du traitement des clients. Le personnel est adorable, et l'on se sent à l'aise, comme à la maison en fait. Mention aux petit-déjeuners, pris sur une longue table en bois, avec vue sur les collines toscanes, et aux cappucino préparés à la commande, et pas par une vulgaire machine comme dans les hôtels de chaines. Des moments simples, mais qui restent parmi les meilleurs souvenirs de ce voyage. Tout comme ce repas au restaurant de l'établissement, des choses simples, mais réalisées avec de bons produits bien frais, surement locaux...et je rajouterai même, quitte à être un peu ridicule, des plats préparés avec un peu d'amour... (ok, c'est ridicule).
Donc je me permets un peu de pub, si vous passez en Toscane, allez voir Nico et son hôtel Tenuta Il Burchio.
Donc je me permets un peu de pub, si vous passez en Toscane, allez voir Nico et son hôtel Tenuta Il Burchio.
Florence
Notre camp de base établi, nous sommes prêts pour la découverte de belle Florence. C'est une ville qui regorge de richesses. Des richesses artistiques et historiques bien sur, mais pas uniquement. J'y trouve, comme je le disais, une atmosphère particulière. Je ne suis pas un féru d'art ou spécialiste en architecture. Donc je ne vais pas vous faire le rapport détaillé de toutes les œuvres à contempler là-bas. Mais par contre je peux vous conseiller de vous balader dans les ruelles du centre, entre le Duomo et le Palazzo Vecchio, si possible de bonne heure pour éviter les hordes de touristes suivant leur guide, tel les moutons le berger. Et même si les cars de touristes sont difficilement évitables, je trouve qu'il est simple de pouvoir s'évader, traverser le Ponte Vecchio et grimper sur les hauteurs pour voir le coucher de soleil sur la ville. C'est cliché un coucher de soleil, mais y'a pas grand chose à faire, c'est beau !
Ces murs transpirent donc l'histoire, des siècles d'histoire, de la rivalité ancestrale avec ses voisines Pise ou Sienne, en passant par l'époque ou Florence est portée par les Medicis pour devenir une des plus importants cités du monde, à une histoire plus contemporaines avec les terribles inondations de l'Arno au XXème siècle. Toutes les époques ont laissé une héritage, et en se promenant simplement dans ces rues, on peut le percevoir. Ce sont soit des monuments incontournables (le monumental Duomo ou le fantastique Palazzo Vecchio), ou bien de petits détails, comme ces marques à environ 2m50 du sol, qui rappellent la hauteur d'eau atteinte lors des inondations, qui furent vécues comme une tragédie encore plus qu'ailleurs, pour une ville si riche en histoire et œuvres d'arts.
Il fait beau, chaud, les glaces sont délicieuses, ils ne nous reste plus qu'à parcourir ces rues et profiter des lieux.
A voir
La liste serait trop longue, je vais me contenter d'évoquer ce que nous avons pu voir. Et puis cela dépend des gouts de chacun. Par exemple la Galerie des Offices est un incontournable pour un amateur d'arts, mais devant l'attente (plus de 2 heures!) avant d'entrer, j'ai préféré laisser tomber (oui je sais, c'est pas bien...on ne parle pas du musée de la charentaises de Bouillon-sur-Loire tout de même...) et flâner encore un peu en ville.
L'incontournable selon moi, est le Palazzo Vecchio. Monumental palais-forteresse qui domine la Piazza della Signoria, avec sa tour excentrée qui culmine à 87 mètres de hauteur.
Siège de divers gouvernements de la ville à différentes époques, il accueille encore aujourd'hui le conseil municipal dont nous avons pu apercevoir une délibération assez mouvementée. Car il se visite bien sur, et ses nombreuses salles accueillent d'encore plus nombreuses œuvres d'arts. Mais le simple parcours de ses couloirs et salles valent la visite du lieu. Avec un point d'orgue, la somptueuse salle du Cinquecento, et ses gigantesques fresques à la gloire des batailles remportées face aux rivales Sienne et Pise. On se sent vraiment petit au cœur de cette salle. Un lieu que l'on sent, encore une fois à Florence, chargé d'histoire, et que l'on parcours encore et encore du sol au plafond (lui aussi magnifique d'ailleurs). D'autres salles réservent de belles surprises, mais pour faire court, il faut simplement y aller. Un bâtiment qui est un monument en lui même, tout en accueillant un musée et en étant un lieu de vie pour les florentins contemporains, je pense que cela suffit à justifier sa visite.
Siège de divers gouvernements de la ville à différentes époques, il accueille encore aujourd'hui le conseil municipal dont nous avons pu apercevoir une délibération assez mouvementée. Car il se visite bien sur, et ses nombreuses salles accueillent d'encore plus nombreuses œuvres d'arts. Mais le simple parcours de ses couloirs et salles valent la visite du lieu. Avec un point d'orgue, la somptueuse salle du Cinquecento, et ses gigantesques fresques à la gloire des batailles remportées face aux rivales Sienne et Pise. On se sent vraiment petit au cœur de cette salle. Un lieu que l'on sent, encore une fois à Florence, chargé d'histoire, et que l'on parcours encore et encore du sol au plafond (lui aussi magnifique d'ailleurs). D'autres salles réservent de belles surprises, mais pour faire court, il faut simplement y aller. Un bâtiment qui est un monument en lui même, tout en accueillant un musée et en étant un lieu de vie pour les florentins contemporains, je pense que cela suffit à justifier sa visite.
En dehors du Palazzo Vecchio, il y'a bien sur les édifices religieux, à commencer par le somptueux Duomo (aka Santa Maria del Fiore...mais là bas toutes les cathédrales s’appellent Duomo semble-t-il) et son campanile de près de 90 mètres. Il est d'ailleurs difficile de prendre du recul pour mieux mesurer ses dimensions (4ème église d'Europe par sa taille, excusez du peu), la place étant assez petite. A l'intérieur, on peut donc admirer le magnifique dôme (90 mètres de large), qui en donnerait presque le vertige et profiter également de la fraicheur offerte par le marbre utilisé pour la construction de l'édifice. D'ailleurs on peut monter à son sommet, mais je l'avoue, puisque l'on parle de vertige, je me suis défilé !
Autre église remarquable, la basilique Santa Croce, située non loin du Duomo (l'avantage de Florence est que la concentration de monument et sites remarquables est telle, que tout peu se parcourir à pied). Façade en marbre, éblouissante à certaines heures de la journée, qui fait face à une grande place un peu vide pour le coup.
Enfin, parmi les classiques, une traversée de l'Arno par le Ponte Vecchio, certainement un des ponts les plus connus du monde, avec ses bijouteries de luxe. Pour l'anecdote, il parait que ce furent les Médicis, qui firent remplacer les commerces de poissons (pas sur de mon coup là...) par des choses plus nobles, et surtout moins odorantes...eux qui utilisaient la partie supérieure du pont pour se rendre dans leur palais, sans se mélanger à la populace. Bon, c'est bourré de touristes l'été, mais en y passant à une heure décalée, on apprécie le lieu un peu mieux.
Coup de coeur
Notre premier soir, arrivée un peu tardive à Florence (ben oui, après la sieste de plusieurs heures forcément), une succulente glace (à la crème 100% faite maison) dégustée sur les marches du Duomo, à apprécier la fraicheur qui se pose doucement après une journée torride... La fatigue du voyage s'évapore, et on se dit que, ça y est, ça sent les vacances pour de bon.
Sienne
Mais ces quelques jours toscan sont aussi l'occasion de mettre le nez ailleurs en dehors de Florence. Et il aurait été bien dommage de ne pas se rendre à Sienne. Là aussi, un souvenir de voyage scolaire me poussait là-bas. Et quand nous sommes arrivés sur place, je me suis souvenu pourquoi. Cette ville est un joyau.
Enfin, je parle bien sur du centre historique. Juchée sur une colline, cette cité médiévale toise le reste de l'agglomération. On entre dans un dédale de ruelles, surmontés de hauts bâtiments, qui montent et descendent sans arret, pour déboucher sur la piazza del Campo. Magnifique place en forme de coquillage, qui descend vers le Palazzo Pubblico, imposant édifice dans la même veine que son homologue Vecchio de Florence. Le tout dominé par le campanile local (102m tout de même...le 3ème plus haut d'Italie...c'était la minute Trivial Pursuit), nommé Torre del Mangia.
Il y'a aussi le Duomo du coin, aka Santa Maria Assunta, là encore superbe édifice religieux, tout en marbre et en personnages de bronze, parfois dorés.
Il y'a aussi le Duomo du coin, aka Santa Maria Assunta, là encore superbe édifice religieux, tout en marbre et en personnages de bronze, parfois dorés.
Mais au delà de ces lieux et monuments, j'ai eu cette curieuse impression d'être hors du temps. Comme s'il suffisait de franchir ces murs, pour s'évader complètement. Peut être que de savoir que ces bâtiments hors d'âge sont habités, qu'il s'agit réellement d'une ville et que habitants vivent ici une fois les touristes partis, et pas d'un musée à ciel ouvert me donne ce sentiment...
En parlant des habitants, ils perpétuent, avec ferveur, la tradition ancestrale du Palio delle Contrade. Antique course de chevaux, opposant les 17 contrade (quartiers) de la ville, chaque cheval portant les couleurs d'une contrade (en fait il n'y a que 10 chevaux par course).
La course à lieu sur la fameuse place du Campo. Ce jour là, Sienne est en ébulition, et ce sont pas loin de 80 000 personnes (d'après ce que j'ai pu lire, je suis pas allé compter...) qui se retrouvent sur la place pour assister à la course. Le Campo est recouvert de sable, une parade ou défilent les contrade précède la course, les cavaliers montent à cru, sur des chevaux qu'ils ne connaissent pas et le vainqueur sitôt la ligne franchie est porté en triomphe par la foule en délire. Pour les siennois, c'est une immense fierté que de voir sa contrade l'emporter, et ainsi pouvoir afficher fièrement ses couleurs...jusqu'à la prochaine course (2 par an, le 16 juillet, et le 2 aout).
Coup de cœur
Prendre un cappuccino en terrasse sur la piazza del Campo, remarquer le sable incrusté entre les pavés (nous sommes pile entre les deux courses), et s'imaginer l’impensable ferveur d'un jour de Palio.
Voir par une fenêtre ouverte un appartement tout ce qu'il a de plus normal...et se dire que les gens vivent vraiment ici, et qu'il ne s'agit pas que d'un lieu uniquement touristique...
Au détour d'une ruelle, arriver dans le fief de la contrade vainqueur du dernier pallio, et voir des centaines de drapeaux à toutes les fenêtres ou ce qui peut servir de support.
A mon humble avis, il s'agit d'un de ces lieux magiques, qu'il faut voir au moins une fois dans une vie.
Et puisqu'il faut repartir, autant rendre les choses agréables et prendre les petites routes du Chianti, l'occasion de découvrir des paysages de cartes postales (et faire souffrir le petit 60 chevaux essence de notre Punto sur les nombreuses pentes de ces collines)
La suite bientôt...('fin j'essaie quoi...)
Et puisqu'il faut repartir, autant rendre les choses agréables et prendre les petites routes du Chianti, l'occasion de découvrir des paysages de cartes postales (et faire souffrir le petit 60 chevaux essence de notre Punto sur les nombreuses pentes de ces collines)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
About Me
- Alban
- Blog sans prétention, juste pour le plaisir de partager, ce qui me plait, mes passions ou les quelques petites choses intéressants qui peuvent se passer dans ma petite vie...
Lectures (très) intéressantes
Catégories
- Foot (4)
- I like it (3)
- It's my life (11)
- Music (7)
- Opinions (3)
- Sports (4)
- Video Games (3)

3 commentaires:
Très chouette article, j'ai bien retrouvé ce que j'avais ressenti à Florence. A Sienne, par contre, j'ai été moins marqué, mais les conditions n'étaient pas optimales...
Et il n'y a pas assez de photos de pizzas dans ton article! :D
Merci de cet article, il me donne (encore plus) hâte d'être à cet été !
je vais noter sagement tes conseils de visite, bien plus sympas à lire que le routard ;)
Ben : C'est paradoxal, mais je n'ai jamais mangé de bonnes pizzas en Italie ! J'ai pas du tomber sur les bonnes...mais aucune ne m'a laissé un souvenir impérissable...
Pour Sienne c'est totalement subjectif bien sur. Je ne sais pas pourquoi, mais cette ville m'a marqué encore plus que les autres.
Lucile : De rien, et ça fait plaisir qu'il puisse servir à quelqu'un! :)
Sinon vous aussi vous avez des bugs d'affichage ?
Enregistrer un commentaire